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Conférences et Leçons de cinéma

EXTRAIT DE LA CONFÉRENCE DE RAYMOND BELLOUR - LE SPECTATEUR DE CINÉMA UNE MÉMOIRE UNIQUE

Structure support: ALHAMBRA CINEMARSEILLE.

Cette conférence s’est déroulée au cinéma l’Alhambra, le 30 novembre 2011, dans le cadre de la Rencontre annuelle du Pôle régional d’éducation au cinéma consacrée au spectateur de cinéma au XXI siècle.


La conférence s’est organisée en deux parties : une première exposant de façon concise les grands thèmes développés dans le livre le corps du cinéma et une deuxième où il a fait part d’un texte intitulé Le spectateur de cinéma : une mémoire unique (Raymond Bellour, Le spectateur de cinéma, une mémoire unique, Trafic 79, P.O.L, septembre 2011), qui prolonge le livre.

Voici un très bref aperçu de son intervention. Le cinéma et l’hypnose semblent se correspondre. Lorsqu’il est face à l’écran, assis dans le noir, etc., le spectateur de cinéma se trouve immédiatement précipité vers un certain sommeil, mais ne s’endort jamais. Il se retrouve plongé dans un état hypnotique.

Raymond Bellour cherche à mieux comprendre le statut des émotions : du moment où on est saisi par tel ou tel fragment, telle ou telle figure de plan, tel ou tel rapport entre deux plans, tel ou tel déplacement de lumière, telle ou telle configuration de mouvement de caméra, tel ou tel mouvement d’acteur, etc., et cela de manière différente selon le spectateur.

Dans son analogie entre le cinéma et l’hypnose, Raymond Bellour effectue un lien entre l’hypnose et les émotions, quant à ce corps imaginaire qui se constitue à coup d’émotions de cinéma : la masse des émotions de cinéma, vécues par le spectateur au niveau de son propre corps au cours de la projection, correspond à l’hypnose dans laquelle le spectateur se trouve plongé au fur et à mesure du déroulement du film. L’hypnose et l’émotion sont les deux faces d’une même chose.

Ce qui reste capital c’est la façon dont le cinéma continue à nous apporter le monde même si il y a bien d’autres moyens d’y être confronté. L’expérience du monde continue à passer par le cinéma. Indépendamment du fait qu’il voit, le spectateur de cinéma n’arrête pas de penser (vie psychique du spectateur pendant le film, s’il pense à telle ou telle chose, ça fait partie du film). Le corps du cinéma c’est une sorte d’interface entre le corps du film et le corps du spectateur qui deviennent la même chose.

Ville: MARSEILLE

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Date de dernière mise à jour: 11 septembre 2014

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