Un atelier mené par Marion Abeille et Geoffrey Coppini, avec les classes de CE2, CM1 et CM2 des écoles primaires des Pennes Mirabeau et de Rognes.
Cet atelier se propose de mettre en scène un Péplum.
C’est un prétexte pour rentrer dans le monde du cinéma, à
travers la réalisation, par la fabrication de faux matériel de cinéma et au travers du jeu des acteurs par la mise en
scène d’une fausse guerre.
Le Peplum est quelque chose d’ancré dans l’imaginaire collectif, sans avoir vu de Peplum chacun peut dire approximativement de quoi il s’agit. Est-ce par ce qu’il est un genre qui puise dans nos racines les plus anciennes, dans nos instincts les plus primaires ?
Suite au travail fait par Marion Abeille lors de l’atelier « Le vrai, le faux, la vidéo », et le désir commun entre elle et Geoffrey Coppini de proposer un atelier qui pourrait s’inscrire dans une même dynamique, tous deux ont pensé au genre Peplum. Partir d’un film de genre tel que celui-ci, c’est avant tout affirmer l’envie de travailler sur le groupe, sensibiliser les enfants au travail en commun.
Chorégraphie d’une fausse guerre
Ce genre cinématographique s’appuie sur plusieurs éléments dont le principal est celui de la guerre, du groupe qui part à l’assaut de l’ennemi.
Ici, pas de guerre, pas d’ennemi, mais la volonté de déplacer ces codes pour trouver un côté ludique, tout en apprenant aux enfants ce qu’est le faux, le tournage de cinéma, l’envers du décor, pourrions nous dire.
2 temps – 2 arts
L’atelier s’organise en deux temps. Le premier est celui du temps plastique où les enfants devront construire la scénographie d’ensemble (décor, costumes, armes…) qui sera faite à partir de cartons.

Le second temps est le temps du théâtre où l’objectif est de mesurer avec eux, comment construire un déplacement de groupe. Noter la difficulté de se déplacer à plusieurs dans une même dynamique et tenter de dépasser cela. Ces deux temps bien distincts formeront un troisième qui sera celui du cinéma. Les cartons sont devenus des armures, un lion, un arbre et le tournage peut débuter. Chaque enfant sera à son tour acteur et technicien pour qu’il ait une idée plus précise de comment fabrique-t-on du vrai par le faux au cinéma.

Le déplacement du code : la perche
La perche est un des éléments majeurs dans la compression du déplacement des codes et donc de leur fonction. Un acteur pourra avoir une perche symbolisant l’arme d’attaque.
Le technicien pourra avoir une perche pour prendre le son. C’est à travers ces petits dérapages de sens que nous espérons rendre plus connu l’univers du cinéma au enfant et leur faire comprendre que le vraissemblable n’est pas la réalité mais une imitation de celle-ci.
