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Groupe de travail de la Valette du Var

Réunion dans le Var au cinéma Henri Verneuil de La Valette

préparation de la Rencontre Régionale avec les acteurs de l’action culturelle cinématographique du Var. Synthèse de la réunion du 13 octobre 09 qui s’est tenue au Cinéma Henri Verneuil à La Valette-du-Var

Personnes présentes :
-  Julien Leydier, vidéothécaire, médiathèque d’Hyères-les-palmiers, 04 94 00 11 30, julien.leydier@mairie-hyeres.com
-  Pierre Triballier, vidéothécaire, médiathèque d’Hyères-les-palmiers, 04 94 00 11 30, pierre.triballier@mairie-hyeres.com
-  Loutcha Dassa, les chantiers du cinéma, 04 94 09 05 31, leschantiersducinema@wanadoo.fr
-  Valérie Bersia, Cinéma le Rocher/ La Garde, 04 94 08 99 34, cinema@ville-lagarde.fr
-  Simone Martin, les chantiers du cinéma, 04 94 09 05 31, leschantiersducinema@wanadoo.fr
-  Gerry Bouillaut, CG83 Arts Visuels, 04 94 18 62 31, gbouillaut@cg83.fr
-  Luc Benito, Polymages, 04 94 20 49 59, luc@polymages.fr
-  Jean-Marie Borello, Ciné 83, 04 94 24 72 86, jmborello@laligue.org
-  Sylvain Coupet, Mouvimage Huit, 06 26 13 59 77, mouvimage-huit@club.fr
-  Stéphane Correa, Polymages, 06 10 17 41 29, stephane@polymages.fr
-  Christian Braschi, cinéma le Royal, cinemaroyal@wanadoo.fr
-  Y étaient associés William Benedetto et Natacha Cyrulnik de L’Alhambra Cinémarseille, pôle régional d’éducation artistique au cinéma et à l’audiovisuel en Paca, 04 91 46 02 43, polemed@wanadoo.fr

En guise d’introduction, William Benedetto présente le pôle et le thème de la rencontre annuelle des 26 et 27 novembre à la Villa Arson à Nice.

Salles de cinéma :
-  Loutcha situe son festival par rapport à Chateauvallon et au comédia, d’anciens lieux de cinéma qui re-projettent des films à l’occasion du festival. L’investissement d’un lieu et sa ré-appropriation participe de l’événement.
-  La salle de cinéma est une alternative au multiplexe : comment le rendre perceptible ? par cette capacité de choix : un support pour un cours, un atelier en lien avec une semaine thématique, un début de lecture particulier (lumière, photo…), un rapport pédagogique au lieu…
-  Le mono-écran dans une politique plus généraliste avec une programmation pour la population en alternance : prendre la responsabilité de programmer autre chose…
-  Les salles de cinéma et les médiathèques ont la même mission de « passeurs », avec des actions à créer en aller-retour. Comment avoir une solidarité entre nous ?
-  Quelle solidarité avoir entre les diffuseurs et les programmateurs ?
-  La complexité des liens entre réseau art et essai, multiplexes, dispositifs, procédures et labels… Quelle architecture pour cela ?
-  La salle est-elle un lieu uniquement de consommation ? Quelle pratique pour le spectateur ?
-  Quel public pour quelle salle ? comment créer une salle de cinéma populaire et intelligent ?
-  L’avantage des festivals, c’est la multiplicité.
-  Les médiathèques sont parfois le seul lieu culturel local.

Rapport aux enseignants :
- Puis, c’est la difficulté de communication entre enseignants et scolaires qui est pointée du doigt en citant les envies et les sensibilités seulement de certains d’entres eux, ou le choix des priorités budgétaires allouées ou pas au cinéma pour d’autres. A cela s’ajoute les difficultés de planification un très long temps à l’avance pour les enseignants. Faut-il coller à leur histoire (des films allemands pour les allemands, des films d’histoire pour les cours d’histoire, etc…). Tout cela demande un grand travail en tant qu’acteur, qu’initiateur, pour aller au devant des enseignants.
- Est-ce que le principe des festivals peut se proposer comme une ouverture pour proposer des cultures différentes pour tous les publics ? (Loutcha dassa)
-  Par ailleurs, les enseignants ont de plus en plus tendance à solliciter eux-mêmes des séances en fonction de leur connaissance de l’actualité cinématographique ou de leur cours…
-  Quel partenariat possible entre salle de cinéma et enseignant ?
-  Quelle expérience artistique l’enseignant doit-il avoir ? S’il ne connaît pas forcément bien le cinéma, cela peut être un atout… le lien entre dimension artistique et divertissement correspond à un combat permanent

Accueil :
- William Benedetto souligne le fait que l’on insiste sur la convivialité d’un buffet pour un festival alors que l’on ne met quasiment jamais cela en avant pour l’accueil de scolaires. Si, face à ce problème de temps en général, on proposait aux enseignants de venir passer une journée avec goûter au cinéma, l’expérience serait différente : l’expérience de vivre le cinéma autrement !
- L’accueil en tout cas avec quelques mots avant la projection semble important.
- En plus du temps à consacrer à cela, s’ajoute celui du terrain : être présent, initier, se renseigner sur les expositions possibles proposées parle distributeur éventuellement, interpeller le plus de jeunes possibles face au public vieillissant.
- problème de se sentir légitime sur la question du cinéma…
- importance ou pas du débat après la projection

Les jeunes :
-  3 dispositifs existent pour les jeunes et le cinéma, mais il y a très peu d’étudiants dans l’agglomération toulonnaise…
-  les 16-25 ans sont minoritaires dans toutes les pratiques culturelles.
-  C’est le changement des comportements économiques qui bouleverse tout : le pathé est trop cher, le royal est en V.O., les DVD désacralise la V.O….
-  le cadre scolaire nécessite de rappeler certaines règles primaires pour vivre en société et les enseignants sont souvent débordés pour cela.
-  Jusqu’à quel point doit-on préparer les élèves à ce qu’ils vont voir ? Quelles exigences avoir ? Jusqu’à quel point peut-on les surprendre, ou, en tout cas, les obliger à voir autre chose… ?
-  Problème de temps pour leur expliquer la programmation et le choix fait.
-  Importance du débat après une séance (scolaire)
-  Un rendu, dans le cadre scolaire, après la séance peut favoriser un prolongement de la réflexion initiée à la projection
-  Nécessité de mettre des mots sur un film et les sentiments qu’il a suscité…
-  Les jeunes sont trop pensés comme une partie de la société fragmentée.
-  L’architecture n’est pas forcément pensée pour eux quand il faut rentrer dans des cathédrales intimidantes, ou des sanctuaires silencieux comme les bibliothèques…

Programmation :
-  le choix militant dans le choix des films.
-  S’interroger, en partant de films, sur ce que c’est que le cinéma…
-  Choix d’une collection pour les médiathèques : une ligne de conduite et faire voir des films. Faut-il des passerelles entre les vidéo et les livres ?

mardi 3 novembre 2009, par Natacha Cyrulnik

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