Sensibiliser un public de jeunes à la forme et à l’expression filmique passe aujourd’hui par la pratique de la prise. Toute personne disposant d’un téléphone portable ou d’un appareil photo numérique possède le moyen matériel de filmer et donc d’expérimenter la forme cinématographique.
Dans un cadre pédagogique, montrer deux plans, l’un datant de 1896 d’Alexandre Promio, Départ du Train de la gare de Jérusalem, l’autre filmé en 2008 par Apichatpong Weerasethakul, Mobile Men, révèle deux films (en un plan), réalisés à plus d’un siècle de distance, mais procédant d’un même geste cinématographique : inscrire des corps en mouvement à l’intérieur d’un cadre et d’une durée. Au-delà de la technique qui sépare les appareils de prise de vue et les supports utilisés, c’est le regard que porte le filmeur sur cette portion de réalité qu’il a choisi d’isoler avec sa caméra, qui importe et qui touche le spectateur.
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lundi 11 juillet 2011, par